Chronique : A Court of Thorns and Roses, Sarah J. Maas

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Titre : A Court of Thorns and Roses

Auteur : Sarah J. Maas

Date de publication : USA mai 2015

Edition : Bloomsbury Publishing

Genres : Fantasy, romance, New Adult, Retelling (réecriture/adaptation)

« Be glad of your human heart, Feyre. Pity those who don’t feel anything at all. don’t feel bad for one moment about doing what brings you joy. »

Ah ! A Court of Thorns and Roses pourquoi me rends-tu la tâche si difficile ?!! Comment te noter ? Mes sentiments sont tellement partagés ! Ce que vous lisez ce sont les cris (oui des cris même si je n’ai pas utilisé de lettres majuscules parce que ça fait un peu moche ^^) de frustration d’une blogueuse qui vient de finir un livre qui faisait partie de ceux qu’elle attendait le plus parmi les sorties de cette année, qui a aimé mais qui aurait aimé aimer plus ! Vous me suivez ? Comment ça non ? Mais si on a tous/toutes déjà vécu ça ! Continuez à lire vous allez comprendre.

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A Court of Thorns and Roses (titre super mais un peu long à taper donc on va abréger en ACOTAR) est un livre Fantasy New Adult de Sarah J. Maas, auteur de la saga Throne of Glass. C’est l’histoire d’une jeune fille de dix neuf ans nommée Feyre qui en chassant dans les bois pour nourrir sa famille tombée dans la pauvreté brise le traité qui assure la paix entre les hommes et les Faes en tuant un loup qui s’avérait être en fait un être surnaturel. En rétribution, elle doit se rendre de l’autre côté du mur et vivre le restant de ses jours dans le domaine de Tamlin, un immortel capable de se changer en bête qui la retient donc prisonnière mais dont elle tombe progressivement amoureuse. Cependant, un fléau ravage le monde des Faes et Tamlin et sa cour souffrent d’une malédiction que Feyre sera la seule à pouvoir briser.

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Ce livre me promettait donc des aventures dans un monde magique, mystérieux en plus d’une originale idée de réécriture du conte de La Belle et la Bête et c’est tout naturellement qu’il a atterri dans ma PAL dès l’annonce de sa sortie surtout quand j’ai vu qu’il s’agissait d’un livre de Sarah J. Maas (et regardez-moi cette couverture !). J’étais de plus curieuse de savoir comment cette auteure de livres pour jeunes adultes allaient s’en sortir dans le genre New Adult (si ce genre ne vous est pas familier je vous redirige vers le post que j’ai écris il y a quelques temps dessus) et de ce point de vue je n’ai pas été déçue : Sarah J. Maas a réussi à écrire un New Adult en évitant le défaut de beaucoup de livres de ce genre c’est-à-dire une romance omniprésente sans intrigue construite. Je dois donc en passant avertir que contrairement à Throne of Glass, le public visé est un peu plus mature, ACOTAR contient quelques scènes explicites et un langage plus cru.

Ce premier tome contenait bien de l’action, de la romance et du mystère. Les premières pages du livre instaurent une atmosphère captivante à travers la scène de chasse de Feyre. Cependant, l’intrigue traîne vite en longueur et au bout de quelques chapitres j’ai eu énormément de mal à avancer dans ma lecture. Le monde créé par Sarah J. Maas est convenablement élaboré et joue assez bien avec le folklore qui entoure le peuple des Faes, les personnages sont tous sympathiques, ou en tout cas intéressants mêmes ceux qui paraissent très plats au début du récit – c’est par exemple le cas de Nesta qui joue un peu le rôle de la sœur ingrate de l’héroïne mais qui se révèle finalement bien plus complexe – et le style fluide. Pour en dire un peu plus sur l’univers d’ACOTAR, il s’agit d’un monde où humains et Faes sont séparés par un mur suite à la guerre qui a mis fin à la domination des Faes. Le monde des hommes est très peu développé mais celui des Faes est fascinant et repose sur le folklore populaire. Ils vivent en Prythian et sont divisés en cours dans un système médiéval qui fait penser au Songe d’une nuit d’été (A Midsummer’s Night Dream) de Shakespeare. Tous les bons ingrédients pour rendre un livre captivant et pourtant…

Je pense que ma difficulté à lire venait en fait d’abord du choix de la première personne qui n’est pas le mode d’énonciation que j’apprécie le plus et surtout de tous ces moments où j’ai pu arrêter ma lecture et me dire « ça, ça fait un peu niais… » et c’est une des choses que je déteste le plus penser quand je lis une romance (selon ma sœur ça m’arrive assez souvent parce que je suis une insensible, mais passons… ^^). Tamlin et Feyre vont très bien ensemble mais les pensées de cette-dernière m’ont parfois un peu fait lever les yeux au ciel. Qu’une héroïne admire la beauté d’un garçon ça va deux secondes mais les remarques incessantes qui donnent l’impression que son QI diminue soudainement à chaque fois qu’elle le voit, c’est assez irritant. De même, l’intrigue est parfois tellement prévisible (la réponse à l’énigme !! Feyre réfléchit un peu !!) et l’antagoniste peu convaincante. J’aurais aimé plus de complexité, j’aurais aimé avoir la chair de poule car les Faes sont des créatures qui ont tellement de potentiel ! Il n’y a qu’à lire The Darkest Part of the Forest (Holly Black) ou Lament (Maggie Stiefvater) qui ont tous les deux une atmosphère bien particulière où les Faes sont à la fois attirantes et dangereuses.

Ce qui rattrape toutes les pensées négatives que j’ai pu avoir en lisant ACOTAR ce sont les derniers chapitres dans lesquels Feyre accomplit des tâches afin de briser la malédiction qui pèse sur Tamlin et son peuple. A partir de ce moment-là, je n’arrivais plus à lâcher mon livre C’est dans l’écriture des scènes d’action que Sarah J. Maas excelle le plus selon moi et cela s’est confirmé dans ce livre. Après avoir tourné la dernière page j’avais donc vraiment envie de lire la suite et retrouver certains des personnages qui ont été de vrais coups de cœur pour moi (comme Lucien et Rhysand) !

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En résumé, ce livre m’a dans un sens déçue car j’en attendais tellement plus, j’attendais une ambiance particulière à la Maggie Stiefvater dans Lament (Books of Faeries, tome 1) et finalement j’ai trouvé certains passages niais voire un peu clichés parfois. Cependant, je vais réagir de la même manière que pour Throne of Glass dont l’intrigue du premier tome m’avait paru un peu bancale et voir le premier tome d’ACOTAR comme le début d’une série qui a énormément de potentiel (j’ai lu que le deuxième tome aurait un air de ressemblance avec le mythe d’Hadès et Perséphone, j’ai hâte !) ce qui fait que ma note est finalement de 4/5 !!

Ma note : ★★★★☆

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Chronique : Rebelle Belle, Rachel Hawkins

REBELLE_BELLE.inddTitre : Rebelle Belle

Auteur : Rachel Hawkins

Date de publication : octobre 2014 (USA : avril 2014)

Edition : Albin Michel

Genres : Fantasy urbaine, romance

Rien de tout ça ne serait arrivé si je n’avais pas oublié mon gloss, le soir du bal des retrouvailles…»

Avant de commencer cette chronique, je ferai une remarque : je n’aurais probablement jamais lu ce livre si je m’étais uniquement basée sur la couverture française. Elle ne me plait pas du tout et me fais un peu penser à un vieux8475505 montage photoshop avec cet effet tourbillon un peu étrange sur tout le bas de l’image et le fait que l’héroïne toute sage avec ses deux petites couettes a l’air complètement séparée du décor (je sais je suis méchante mais chacun ses goûts on va dire ^^). Pourquoi l’ai-je donc lu ? me demanderez-vous. Tout d’abord la couverture originale est bien plus sympa (regardez sur votre droite), mais il n’y a pas que les apparences qui comptent bien entendu. C’est sur Goodreads que j’ai entendu parler de ce livre pour la première fois et en raison du nombre de chroniques positives le concernant, j’ai décidé de lui laisser une chance. Je l’ai donc lu une première fois en anglais à sa sortie puis plus récemment en français. On m’avais promis un livre fun et il l’était effectivement mais c’est là sa seule qualité malheureusement.

Rebelle Belle raconte l’histoire d’Harper Price, une lycéenne belle, intelligente, et populaire qui a tout pour elle y compris un merveilleux petit ami du nom de Ryan. Alors qu’elle s’apprête à être couronnée Reine du bal, Harper voit mourir le concierge du lycée, qui, dans un dernier souffle, lui transmet un pouvoir étrange, faisant d’elle un Paladin ayant pour mission de protéger l’Oracle. Malheureusement pour elle, cet Oracle n’est autre que David Stark, son ennemi juré !

Ce livre semble assumer son côté comédie surréaliste dynamique qui ne se prend absolument pas au sérieux dès son résumé. Rebelle Belle n’est pas un mauvais roman en soi. L’écriture est fluide tant en anglais que dans sa traduction et l’intrigue reste dynamique sans moment de flottement. Entre scènes d’actions et scènes dramatiques sont glissés des scènes comiques qui donnent à ce livre un ton léger et très agréable. Cependant, l’intrigue en elle-même ne présente pas un grand intérêt. L’idée du paladin est originale mais elle n’est pas assez exploitée, le côté fantasy urbaine est vite dépassé par la romance et l’exaspérant triangle amoureux cliché et sans intérêt. L’héroïne a un merveilleux petit ami – « le garçon parfait » – mais bien évidemment elle a comme des « papillons dans l’estomac » quand elle est face à David qui soi dit en passant la martyrise en écrivant des articles mensongers à son sujet dans le journal de l’école (il l’insulte quand même de « garce prétentieuse ») !

« Quand nos mains se son touchées, un courant électrique qui ne devait rien à la magie m’a traversée. David avait dû le ressentir aussi, car ses yeux se sont posés sur ma bouche. Oh mon Dieu ! ai-je pensé. David Stark va m’embrasser … »

Même la seule mort du livre est un prétexte pour créer encore plus de tension entre Harper, David et Ryan dans le prochain volume. D’ailleurs, je ne sais pas si l’auteur arrivera à faire décoller l’action dans le second tome. En tout cas, je l’espère car ce premier livre m’a surtout semblé servir d’introduction.

Ce qui m’amène aux personnages qui eux aussi méritent d’être bien plus développés qu’ils ne le sont. Ne parlons pas de Ryan et David auxquels il n’y a rien à ajouter de plus que ce que l’on peut déjà connaître d’eux dans le résumé. L’un est le petit ami parfait et l’autre le type insupportable qui fait tout pour énerver l’héroïne. Penchons nous plutôt sur Harper qui est en plus d’être l’héroïne de roman, en est aussi la narratrice, difficile donc de lire ce livre si on ne l’apprécie pas. Mon avis la concernant est un peu plus partagé. C’est un personnage drôle et parfois attachant mais bien trop irritant à certains moments par son côté jeune fille parfaite mais assez superficielle sur les bords (voir la citation ci-dessous).

« Ca me convenait très bien car ma veste était en laine, et je ne connais rien de plus pathétique qu’un fille qui sue comme un bœuf. Je portais en dessous une robe fourreau rose aux genoux et un rang de perle – une tenue à la fois chic et simple conçue pour me mettre en valeur dans la perspective de ma probable élection comme reine du bal. »

Pourtant, Harper est capable de vrais moments de réflexion, de remise en question et elle montre très souvent qu’elle est une dure à cuir – elle arrive à faire d’une paire d’escarpins, une arme redoutable, ce qui n’est pas rien !

« J’ai ôté mes escarpins meurtriers et les ai balancés par-dessus la barrière, j’ai bandé mes muscles…

Puis j’ai sauté. »

L’histoire reste en conclusion agréable car elle est racontée avec humour. Bref, si vous avez envie de passer un moment agréable sans prise de tête ce livre est fait pour vous, cependant, l’enthousiasme qu’il a suscité ne me semble absolument pas justifié.

Ma note : ★★☆☆☆

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Chronique : Fangirl, Rainbow Rowell

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Titre : Fangirl

Auteur : Rainbow Rowell

Date de publication : 13/02/2014 (USA : 10/09/2013)

Edition : Milady (USA : St. Martin’s Press)

Genres : Romance contemporaine, fiction réaliste

“Happily ever after, or even just together ever after, is not cheesy,” Wren said. “It’s the noblest, like, the most courageous thing two people can shoot for.”

Il y a des livres où dès la lecture du résumé, vous savez que l’ouvrage que vous avez entre les mains est fait pour vous. Ajoutez à cela le fait que l’auteur est un de vos préférés et c’est le jackpot ! Fangirl de Rainbow Rowell fait partie de ces livres pour moi.

Fangirl est l’histoire d’une jeune fille de dix neuf ans, Cather (surnommée Cath), qui entre à l’université et pour la première fois se trouve séparée de son père et de sa sœur jumelle, Wren, cette-dernière ayant décidé de s’installer dans l’un des autres dortoirs du campus pour être plus indépendante. Cath, très timide et renfermée, peine alors à s’intégrer dans ce nouvel environnement. Elle a du mal à se lier avec l’étudiante qui partage sa chambre, elle se raccroche le plus possible à sa sœur très sociable et fêtarde. Sa classe d’écriture créative est la seule chose qui lui fait supporter l’université. Elle se réfugie ainsi dans son hobby : l’écriture de fanfictions sur sa série préférée Simon Snow. Fangirl est un livre qui raconte comment Cath va s’épanouir après avoir appris à surmonter ses peurs et à aller de l’avant.

L’intrigue de Fangirl est sans réelle surprise : pas de retournements de situation, ni de péripéties. C’est au contraire un récit qui fait son chemin à un rythme posé aidé par un style fluide, efficace et qui sait être poétique quand il le faut. Ce qui compte c’est l’introspection. C’est ce qui fait la force de ce roman selon moi et qui le fait se distinguer de beaucoup de romances pour jeunes adultes dites réalistes dans lesquelles on se retrouve face à des situations très improbables ou des prétextes servant à faire avancer l’action vers le dénouement final (accidents de voitures et autres) avec des personnages stéréotypés et qui manquent de profondeur. Fangirl n’a pas besoin de cela pour captiver le lecteur, tout avance naturellement vers une résolution des différents problèmes exposés dans le livre sans pour autant que celui-ci se révèle sans intérêt et sans événements marquants. Le style participe grandement à cela, Rainbow Rowell montre encore une fois un travail d’une grande maîtrise que la traduction a heureusement conservé malgré la répétition très irritante de l’expression « qui plus est ». Le texte original reste effectivement beaucoup plus beau et je vous le recommande vivement si vous êtes assez à l’aise en anglais. Maîtrise dans l’écriture donc mais aussi maîtrise dans la structure du roman : c’est un récit à la troisième personne organisé en chapitres eux-mêmes précédés d’un extrait d’article, de fanfiction, ou du livre imaginaire Simon Snow qui viennent ajouter une pointe de magie et de fantasy à ce roman et qui font que le lecteur ne découvre pas une mais des histoires.

“Sometimes writing is running downhill, your fingers jerking behind you on the keyboard the way your legs do when they can’t quite keep up with gravity.”

Rainbow Rowell traite en effet, entres autres, d’un thème tout à fait original et pourtant bien connu des jeunes utilisateurs d’internet, puisqu’il s’agit des fanfictions. Pour ceux dont le terme ne dit absolument rien, le terme de fanfiction désigne comme son nom l’indique des fictions écrites par les fans. Il s’agit en fait de récits qui s’appuient sur l’univers d’une série, d’un livre ou n’importe quel autre support et qui sont postés sur internet à travers des plateformes comme Fanfiction.net. En effet, en plus de raconter le parcours de Cather, de traiter de problèmes familiaux (la mère des jumelles a quitté la maison quand elles étaient jeunes et leur père s’est réfugié dans son travail), de parler des conséquences que cela peut avoir de grandir sans réelle supervision parentale, d’aborder les relations amoureuses (Levi est la première relation sérieuse de Cath), la vie à la fac ou le passage à l’âge adulte, ce qui est le plus intéressant dans ce roman et le thème de la fanfiction mis en rapport au problème de la créativité. En effet, qu’est-ce que la fanfiction ? C’est tout d’abord un moyen de demeurer plus longtemps dans un univers qui nous fascine, nous passionne. C’est ce que souligne très bien Rainbow Rowell dans ce roman. Cath, souhaite vivre indéfiniment dans l’univers de Simon Snow qu’elle connait depuis son enfance et dont elle a du mal à se détacher, surtout compte tenu de la date de sortie imminente de l’ultime tome de la série. En fait, écrire et lire des fanfictions c’est essayer d’aller contre le proverbe « toute les bonnes choses ont une fin » finalement. C’est ce que n’importe quelle personne née dans les années 80 ou 90 a vécu à travers le phénomène Harry Potter (on remarque en effet le clin d’œil à la saga Harry Potter dans Simon Snow, saga créée par Rainbow Rowell pour les besoins de l’intrigue).

“But I don’t want to write my own fiction,’ Cath said, as emphatically as she could. ‘I don’t want to write my own characters or my own worlds — I don’t care about them. . . . I’d rather pour myself into a world I love and understand than try to make something up out of nothing.”

Mais alors à qui appartient réellement la fanfiction sachant que leurs auteurs empruntent des personnages et un univers qui ne sont pas les leurs ? Peut-on parler de plagiat ? C’est ce que pense la professeure de Cath et pourtant la jeune étudiante admet que les personnages sur lesquels elle écrit ne sont pas les siens et à aucun moment elle ne prétend que l’œuvre lui appartient entièrement. Cependant, pour devenir écrivain, Cath doit apprendre à se détacher des fanfictions. Il y a donc une véritable réflexion sur ce qu’est le travail de l’écrivain et tout cela inséré dans une exploration du quotidien et des problèmes de l’héroïne.

Je n’ai pas l’habitude de parler d’identification aux personnages (non je ne m’identifie par à Katniss contrairement à ce qu’on dit souvent dans les médias pour expliquer le succès d’Hunger Games. Je n’ai jamais eu à tuer quelqu’un pour survivre et je n’ai jamais été le symbole d’une rébellion !), cependant, je peux affirmer qu’il est facile de s’identifier aux personnages de Fangirl. Ils ont en effet des problèmes proches des nôtres et des personnalités variées parmi lesquelles le lecteur se retrouvera : Cath, timide, renfermé qu’on qualifierait de book nerd, Wren, fêtarde et extravertie dont la situation va déraper, Reagan la colocataire rebelle et indépendante, Levi, l’étudiant sympathique et attentionné, Nick l’apprenti auteur ambitieux et bien d’autres. Et même si vous ne vous retrouvez pas dans les personnages, vous avez parfois envie de leur faire un gros câlin pour les consoler compte tenu de ce qu’ils subissent (sauf Nick, on ne l’aime absolument pas celui-là !!!). Bref, tous les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, sont aboutis, ils ont l’air vrais et en même temps entrent juste ce qu’il faut dans les stéréotypes du genre afin de mieux les cerner. Leurs interactions donnent de vraies scènes d’émotion mêlées à des scènes du quotidien et des scènes d’humour qui font que le roman ne tombe jamais dans le mélodrame niais. Le livre est en effet un parfait mélange entre l’introspection et le dialogue, parfois amusant, parfois émouvant.

Reagan was sitting at Cath’s desk when Cath woke up.
“Are you awake?”

“Have you been watching me sleep?”
“Yes, Bella. Are you awake?”

Je pourrais surement toujours trouver de nouvelles choses à dire sur ce livre (n’hésitez pas à commenter pour qu’on puisse en parler ensemble). Mais, il faut bien conclure cette chronique et je dirai donc simplement que Fangirl est un roman original, touchant et extrêmement bien écris sur une jeune fille qui doit apprendre à grandir et s’épanouir.

Ma note : ★★★★★

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